HISTORIQUE
Tout a commencé à l'époque où le budget central de l'Etat était serré. A la fin des années quatrevingt,
le gouvernement n'avait pas de ressources à consacrer à la construction de nouvelles autoroutes et n'en avait d'ailleurs pas non plus pour l'entretien des routes existantes.
En 1988, le Ministère des Transports a examiné la possibilité de l'introduction d'un système de vignettes à appliquer aux véhicules empruntant les autoroutes existantes.
Un lot de vignettes a été produit en 1989 mais le système ne fut jamais mis en œuvre
Finalement, au lieu d'un système de vignettes, un Fonds pour le réseau routier fut créé en 1990, son
principal revenu étant une taxe spéciale incluse dans le prix du carburant.
La nécessité de développer l'infrastructure routière publique fut reconnue par le premier gouvernement
démocratique en 1990 et un plan prévoyant 473 nouveaux kilomètres d'autoroute et 112
nouveaux kilomètres de routes nationales fut élaboré.
Les décideurs, qui se basaient sur des prévisions économiques optimistes, pensaient pouvoir faire reposer entièrement le fardeau financier de cet agrandissement du réseau sur les épaules de ses usagers.
La base juridique, la loi sur les concessions, fut votée par le Parlement en septembre 1991.
La première offre publique de concession autoroutière fut lancée en 1992 pour le tronçon manquant de la M1 et de la M15 entre la Hongrie et les frontières autrichienne et slovaque (respectivement 43 et 14 km). Le projet était de type BOT (Build Operate and Transfer) sans garantie gouvernementale.
La contribution gouvernementale se limitait au plan de base, au site et aux questions archéologiques. Le tronçon de l'autoroute M1 entre Györ et Hegyeshalom fut ouvert à la circulation le 4 janvier 1996. Il est
néanmoins vite apparu que les automobilistes hongrois ne voyaient pas les péages d'un bon œil.
Les attaques en justice et les protestations relatives au principe et au coût des péages ont commencé dès l'ouverture du tronçon. Les commanditaires et les bailleurs de fonds ont suspendu la poursuite de la construction de la M15 pendant un an, puis le projet a été finalement nationalisé en 1999 en raison de difficultés financières.
Le système de vignettes, portant sur cette autoroute ainsi que sur la M3, a été introduit le premier janvier 2000.
La construction de l'autoroute en concession M5 (qui relie le pays à la Yougoslavie) a débuté en 1996 après trois ans de négociations entre le gouvernement, les organismes prêteurs et les bailleurs de fonds. La contribution de l'Etat au projet a été significative et comprenait un tronçon existant de 56 km de route nationale ainsi que l'octroi d'une subvention au cours des 13 premiers semestres.
Le premier tronçon, reliant Budapest à Kiskunfélegyháza (97 km en tout) a été ouvert à la circulation en juin 1988 en tant qu'autoroute à péage. A la suite des protestations des habitants des villages situés le long
de la route parallèle, un système particulier de réductions pour certains groupes d'usagers a été
mis en place.
L'offre publique de concession de l'autoroute M3 (qui relie le pays à l'Ukraine) a été émise en 1994,
mais, après deux ans de négociations infructueuses, elle a abouti à un échec. Une société
détenue à 100% par l'Etat a été créée en vue de financer, construire et gérer l'autoroute (58 km
existent déjà et 40 km sont à construire), y compris la perception des péages.
L'introduction de la perception de ces droits a été reportée par deux fois en raison des protestations
publiques, puis a été remplacée par un système de vignettes qui couvre cette autoroute à l'heure
actuelle.
Le fonds routier a été dissous au début de 1999 et un nouvel organisme chargé du développement du réseau autoroutier, la société de développement des autoroutes, a été créé durant le second semestre 1999. La nouvelle société est une filiale de la Banque de développement de la Hongrie (99%) et du Ministère des Transports (1%).
Selon les nouveaux projets du gouvernement actuel, 600 km de nouvelles autoroutes devraient être construits au cours des 5 prochaines années.
Ces autoroutes devraient être financées par les banques locales gérées selon un système de vignettes.
|