En
contrepartie du péage, lusager est en droit
de bénéficier dun service irréprochable
de la part des sociétés concessionnaires
qui le considèrent avant tout comme un client.
Dans cet
esprit, elles poursuivent deux objectifs principaux :
Maintenir la
circulation en toutes circonstances (temps atmosphérique )
dans des conditions correctes de sécurité
et de conduite.
Les sociétés sy emploient avec le
concours de leurs patrouilles de surveillance (intervention
en cas daccident ) et de leurs équipes
dentretien (salage, déneigement, maintenance
du réseau ).
Offrir différents
services utiles au confort ou à la sécurité
de lusager :
des aires de repos tous les 15 km. Environnées
despaces verts, ces aires sont équipées
de sanitaires et, le plus souvent, de tables de pique-nique
et de jeux pour enfants ;
des aires de services tous les 40 km environ. Celles-ci
disposent de sanitaires et de tables à langer,
de stations-services et de boutiques, de restaurants et
parfois dhôtels, de téléphones
et de fax Certaines aires spécialement conçues
pour les poids lourds sont dotées de salles de
détente, de télévisions, de douches ;
un service de dépannage que lusager peut
joindre à partir des bornes dappel durgence balisant le réseau autoroutier. Les dépanneurs
interviennent dans un délai de 20 minutes ; la
prestation est calculée sur la base dun tarif
forfaitaire garanti sans surprise pour le client ;
la diffusion dinformations sur les conditions de circulation par
lintermédiaire de panneaux à messages
variables et, sur certains réseaux, par le biais de radios
autoroutières en modulation de fréquence ;
une diversité de moyens de paiement pour régler
le péage : espèces, devises, cartes bancaires,
télépéage "mains libres".
A lavenir, lASECAP focalisera ses efforts
sur trois grandes priorités :
généraliser
un haut niveau de service sur lensemble du réseau
européen à péage ;
développer
et perfectionner les moyens dinformation embarqués
afin de renseigner le conducteur en quasi-permanence
et en temps réel sur les conditions de circulation
;
harmoniser les systèmes de télépéage
pour quun équipement unique permette de se déplacer
entre les différents réseaux européens.
L'interopérabilité des systèmes de
télépéage est le but du projet le
plus important de l'ASECAP, co-financé par la Commission
européenne : CESARE (Common EFC System for an ASECAP Road Tolling).
Lautoroute est quatre fois plus sûre
que la route.
En contrepartie du péage versé par lusager,
les sociétés concessionnaires considèrent
quelles doivent apporter la sécurité
et le confort maximum.
En 25 ans, lamélioration des équipements
de sécurité a permis de réduire le
nombre et la gravité des accidents :
installation de glissières sur le terre-plein central
et la voie de droite ;
balisage latéral
(bandes peintes, délinéateurs ) pour renforcer
la visibilité et la lisibilité des voies ;
peintures protubérantes visibles
la nuit par temps de pluie pour prévenir les conducteurs des sorties
de voies ;
revêtement de chaussée avec un système de drainage supprimant
laquaplanage et les projections deau et réduisant
le bruit de roulement de 4 à 5 db ;
grâce aux patrouilles qui surveillent les voies
24 h sur 24 et aux téléphones dappel
durgence installé tous les 2 km, lalerte
est donnée désormais dans un délai
de 4 minutes.
Ces efforts ont contribué
à améliorer la sécurité.
Cest ainsi quentre 1980 et 1996, le taux daccidents
mortels sur les autoroutes de lASECAP a diminué
de façon significative, au point de représenter
une baisse de plus de 50% en Espagne et de
65% en France.
De nouveau progrès sont à attendre concernant :
lamélioration des équipements
de sécurité ;
lévolution
du comportement des usagers, à laquelle contribuent
les campagnes de sensibilisation menées régulièrement
par les sociétés concessionnaires ;
la gestion plus rapide des incidents à l'aide de moyens qui utilisent les dernières
technologies, telles que Migrazur, ou doutils
insuffisamment exploités comme le radiotéléphone
et la radio.
Comme pour les autres infrastructures (TGV, aéroports ),
lautoroute néchappe pas aux critiques
des défenseurs de lenvironnement.
Ceux-ci mettent le plus souvent laccent sur les
nuisances liées à la voiture, au bruit,
à la pollution de lair et de leau
Pour sa part, lindustrie automobile observe quelle
a divisé ses émissions polluantes par 10
entre 1970 et 1996. Les émissions de particules ont chuté
de 0,14 à 0,08 g/k sur les nouveaux modèles
diesel mis en circulation au 1er janvier 1996.
A terme, de nouvelles normes
permettront de minimiser encore ces rejets.
Au-delà de ce débat, les sociétés
concessionnaires, quant à elles, estiment qu'il est préférable
de canaliser le trafic motorisé sur les autoroutes
à péage. Il est alors plus facile de contrôler
la situation et, parallèlement, de protéger
plus efficacement lenvironnement.
Depuis une vingtaine dannées, lASECAP
sest mobilisée autour de cet enjeu majeur.
Elle continuera à agir en ce sens dans différents
domaines :
les eaux : les bassins de décantation
étanches permettent aujourdhui de maîtriser
les risques
de pollution de la nappe phréatique et des cours
deau ;
le bruit : le revêtement de la chaussée avec système de drainage et les murs anti-bruit contribuent à réduire
les nuisances, parallèlement à la mise
en uvre de règles durbanisme plus rigoureuses
;
la faune, la flore et les biotopes :
les sociétés suppriment les effets de coupures
avec, par exemple, la construction de passerelles pour le gibier et d'autres animaux ;
l'intégration des autoroutes dans le paysage :
depuis les premières études dimpact jusqu'à à
la mise en service, les ingénieurs et les paysagistes
des sociétés concessionnaires travaillent
ensemble pour intégrer lautoroute
dans les paysages traversés, sans les dénaturer
et, autant que possible, en les valorisant.
Grâce à des techniques spécifiques
de traitement des espaces verts " naturels ",
ils savent désormais maintenir la biodiversité
de la flore sur les talus autoroutiers. De la même façon, ils savent aussi comment protéger, voire reconstituer,
des zones humides. Dans ce domaine, lASECAP est favorable
à la création dobservatoires écologiques,
en prenant comme modèle les observatoires économiques.
Le
30 décembre 2002, la Commission européenne
a présenté au Parlement européen
et au Conseil des ministres une proposition de directive
« concernant les exigences de sécurité
minimales applicables aux tunnels du réseau routier
trans-européen » (COM (2002) 769 déf.).
Une contribution importante pour ce document a été
aussi donnée par des organisations internationales
telles que UNECE, PIARC, OCDE, etc.
Etant
donné que les membres de l’ASECAP gèrent
plus de 25.000 km d’infrastructures à péage,
la plupart se situant sur le réseau routier
trans-européen et comprenant également de nombreux
tunnels, l’ASECAP a décidé de préparer
une position commune sur ce sujet délicat.
L'objectif de la Directive, qui a été adoptée, est de s'assurer que tous les tunnels de plus de 500 mètres, qu'ils soient opérationnels, en phase de construction ou à l'état de projet, et qui font partie du réseau trans-européen de transport, soient conformes aux nouvelles exigences uniformisées en matière de sécurité. Son objectif premier est de prévenir les évènements graves qui mettent en danger la vie d'autrui, l'environnement et les infrastructures. Deuxièmement, la Directive a pour objectif de réduire les conséquences possibles d'évènements tels que les accidents et les incendies pour permettre aux personnes de se secourir elles-mêmes, de permettre l'intervention immédiate des usagers de la route, de garantir une action efficace des services d'urgence, de protéger l'environnement et de limiter les dommages matériels.